Le détail du jour...
"J'ai dit que les chambres à gaz étaient un détail de l'histoire de la seconde guerre mondiale : ça me paraît tellement évident", déclare Jean-Marie Le Pen dans un entretien au mensuel Bretons, publié vendredi 25 avril, diffusé en Bretagne et en région parisienne.
Le président du FN évoque ensuite les "50 millions de morts" au total lors de la seconde guerre mondiale. Le journaliste l'interrompt pour dire que "le problème n'est pas de savoir le nombre (de morts), mais la manière dont ils ont été tués", et que l'on a "déporté des gens pour les amener dans des camps juste pour les faire tuer". Le leader d'extrême droite répond : "Mais ça, c'est parce que vous croyez à ça. Je ne me sens pas obligé d'adhérer à cette vision-là. Je constate qu'à Auschwitz, il y avait l'usine IG Farben, qu'il y avait 80 000 ouvriers qui y travaillaient. A ma connaissance, ceux-là n'ont pas été gazés en tout cas. Ni brûlés".
DE MULTIPLES CONDAMNATIONS
Alors que le journaliste rétorque que des travaux d'historiens de toutes sensibilités politiques ont montré la réalité de la déportation à des fins d'extermination, M. Le Pen répond : "Ce n'est pas le problème. Je n'ai pas contesté, j'ai dit que c'était un détail."
Le
leader d'extrême droite s'insurge d'ailleurs contre sa condamnation
judiciaire qui avait suivi sa première utilisation du mot "détail", en 1987 sur RTL. "Est-ce
un pays de liberté où une phrase, si contestable soit-elle, et
prononcée par un homme public, mérite 150 millions d'amende, et la mise
à l'index de l'individu, et de son parti ?", s'interroge le président du FN. Les propos tenus par M. Le Pen évoquant "un détail"
lui avait valu une condamnation sur le fond à 1,2 million de francs,
soit 120 millions d'anciens francs. Il avait déjà rappelé et confirmé
ses propos sur les chambres à gaz en 1997 en Allemagne et dans un
entretien à la BBC en 2005.
Entre autres provocations, il affirme aussi, dans cet entretien, qu'il n'est "pas sûr" que la France existera encore dans cinquante ans, expliquant que "sur le papier" elle sera "à majorité musulmane", comme c'est le cas aujourd'hui, selon lui, à "Roubaix", "Marseille", ou dans la "banlieue parisienne où, en sortant du métro vous vous trouvez à Tombouctou ou Casablanca".
(...) Extrait d'un article du Monde.fr
Comments
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Diversité des cultures, traditions... et Unité de tous les humains pour la paix et la justice.
Je lutterai jusqu'à mon dernier souffle contre le racisme, la xénophobie, le capitalisme, l'injustice et pour la paix.
La Lucha sigue sigue...!