L'homme sans trucage
C'était samedi, je m'étais fait à l'idée d'une soirée "compromis", un repas "de famille" que je savais par avance être un long moment à espérer le dessert... J'exagère, certes. Mais je ne savais pas que cette soirée se transformerait en explosion acoustique et en furie électrique...
Surprise : me voilà au beau milieu de 5000 personnes aux cordes vocales surchauffées, 5000 boubourses aux mains bruyantes : le Zénith de Lille.
Sur scène, un décor magique à la Tim Burton, coucous, horloges et autres mécaniques du coeur... Après une première partie en demi-teinte, le public exulte. Arrivent sur scène quelques trublions costumés de noir et encravatés de blanc : le groupe Dionysos, vite rejoint par le rebondissant chanteur du groupe.
Je renoue avec l'ambiance survoltée des "gros concerts", avec les bass qui vous résonnent dans la poitrine et les lumières qui vous déchirent la rétine. Les odeurs aigres et les fans qui chantent faux.
Dinoysos est définitivement un groupe de scène, une énergie monstrueuse emmenée par Mathias, le chanteur, qui saute partout, harangue la foule de mimiques et de gestes qui le rendent très attachant.
Ils ont l'air surpris de tant d'engouement autour de leur nom, prétendant n'avoir jamais joué dans une salle aussi grosse, devant autant de monde, et devant un public aussi bouillant, nous proposant même de nous emmener avec eux pour le reste de la tournée... Va savoir s'ils ne font pas le coup à chaque ville... J'en doute quand même.
Bref, ce fut énorme, quelques vieux morceaux : Jedi, je pleure de la neige, la coccinelle... et surtout "La Mécanique du Coeur", superbe dernier album, magnifiquement électrisé sur scène : "Mademoiselle clef, L'homme sans trucage, Whatever the weather, Tais-toi mon coeur", etc..
Et puis, de rappel en rappel, le chanteur se jette une deuxième fois dans la fosse mais cette fois il entreprend une longue transhumance jusqu'au fin fond du Zénith, marchand sur les gens comme on marche sur l'eau, traversant le "parterre", grimpant avec l'aide de milliers de mains sur les gradins... Arrivé en haut, il sort un porte-voix d'on ne sait où et chante du fond de la salle...
La foule en liesse accompagne son retour vers la scène :
ATTENTION SI VOUS LANCEZ CETTE VIDEO DE TEL PORTABLE, BAISSEZ LE SON AU MINIMUM SI VOUS NE VOULEZ PAS PERDRE L'OUIE...
Voilà, c'était juste énorme, parait que les ch'tis sont chauds bouillants, ils savent aussi se faire bien bourrins, surtout quand on demande à 5000 personnes de faire le silence, il y a toujours un ou deux gros lourds pour beugler une diatribe incompréhensible sentant le mauvais vin...
Bref, on ressort de là avec mal au dos mais avec de belles images oculaires et acoustiques, Dionysos en concert, ça claque !
Comments
pffft veinard!
Sinon samedi moi, j'ai mangé les meilleurs profiterolles de ma vie... C'pas pareil mais on fait c'quon peut...
Mais méfiance, les profits te roulent.